Coup de com’: Intermarché dénonce les marques qui augmentent leurs prix de manière injustifiée !
Dans un contexte d’inflation croissante, Intermarché lance une campagne publicitaire originale pour interpeller les consommateurs sur certaines pratiques de grandes marques accusées d’augmenter leurs prix de manière démesurée. Les enseignes visées, telles que Knorr et Le Petit Marseillais, font l’objet de critiques publiques et humoristiques quant à leurs stratégies tarifaires en période d’inflation.
Publi-réprimandes : quand Intermarché se moque des marques dans ses allées
Mettant en place des affiches dénonçant certains acteurs du marché, Intermarché cherche à éveiller la conscience des consommateurs face à ce qu’elle considère comme des hausses de prix injustifiées. Le géant de la distribution pointe ainsi du doigt les agissements de marques emblématiques telles que:
- Knorr : La marque a tenté d’augmenter ses prix de 39%, ce qui a conduit Intermarché à retirer les produits incriminés de ses rayons
- Le Petit Marseillais : L’enseigne est également mise en cause pour sa stratégie tarifaire, jugée déraisonnable en ces temps d’inflation croissante
- Findus : Accusée de pratiquer la « shrinkflation » (réduire la quantité du produit tout en maintenant ou en augmentant son prix), la marque a fait l’objet d’une première salve d’affiches moqueuses.
Stratégie gagnante pour Intermarché qui se pose en défenseur des consommateurs
Cette communication innovante permet à Intermarché non seulement de protéger ses clients face à des pratiques commerciales jugées abusives, mais aussi de susciter une réflexion sur les comportements tarifaires dans le secteur. En s’opposant publiquement à ces marques, la chaîne de distribution souhaite développer son image de gardienne du pouvoir d’achat des consommateurs et contribuer à maintenir des prix accessibles pour tous, notamment en cette période d’inflation galopante.
Un débat plus complexe qu’il n’y paraît : entre stratégies marketing et réalités économiques
Si la démarche d’Intermarché peut sembler louable, certains observateurs ont noté que la problématique était moins simple qu’il n’y paraît. Ainsi, le journaliste spécialisé Olivier Dauvers rappelle que l’augmentation des prix chez Findus n’a été constatée que sur 12 mois et ne représente au final qu’une hausse de 17%. Par ailleurs, selon lui, seuls deux distributeurs – Cora et donc… Intermarché – ont accepté de vendre les frites Findus au prix majoré de 70%. Le distributeur dénonce donc une situation dont il est lui-même partie prenante, ce qui pourrait en partie nuancer son positionnement.
Des négociations commerciales sous haute tension
Ces initiatives d’Intermarché interviennent peu avant le lancement des négociations annuelles entre les distributeurs et les fournisseurs. Ces discussions sont marquées par un climat tendu lié à la conjoncture économique difficile et à la volonté du gouvernement français de contenir l’inflation. De plus, le projet de loi sur le pouvoir d’achat et la lutte contre l’inflation pourrait donner lieu à des discussions particulièrement âpres lors des négociations commerciales pour 2024.
En conclusion, la campagne publicitaire lancée par Intermarché met en lumière la complexité du débat autour des hausses de prix dans un contexte d’inflation croissante. Elle soulève également des questions sur les responsabilités partagées entre les différents acteurs du marché et sur les stratégies marketing mises en œuvre pour préserver le pouvoir d’achat des consommateurs tout en maintenant une rentabilité acceptable pour chacun des intervenants.
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